photo Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

Une militante et des mouvements

Lorsqu'elle revient en France, à l'aube des années 90, Antoinette Fouque (Lemonde) crée l'Alliance des femmes pour la démocratie. Elle figure parmi les militantes qui ont fondé le Mouvement de Libération des Femmes. Le MLF a vu son sigle déposé à l'INPI dans le but d'éviter tout détournement par les partis.

Elle a dirigé la parution de l'ouvrage "Le dictionnaire universelle des créatrices", lequel rend hommage aux femmes qui ont fait avancé le monde depuis 40 siècles. Au fil de trois essais, Antoinette Fouque développe la féminologie. Bien sûr, l'auteure a prêté sa plume à plusieurs ouvrages collectifs comme "Mémoire de femme 1974-2004" ou "Génération MLF 1968-2008". Antoinette Fouque n'était pas réellement sur la même ligne que Simone de Beauvoir et ce qu'elle avance dans "Le deuxième sexe".

Antoinette Fouque, une jeunesse entre Marseille et Paris

C'est dans la cité phocéenne qu'Antoinette Fouque est née C'est à Marseille que se déroule son enfance. Elle a de qui tenir dès lors que son père était un syndicaliste actif. De sa jeunesse passée dans un quartier prolétaire, Antoinette Fouque conservera jusqu'à sa mort un enracinement politique marqué à gauche.

Antoinette Fouque, Jacques Lacan et Luce Irigaray

Antoinette Fouque a travaillé dans l'enseignement après avoir décroché son diplôme Lettres. En plus de sa mission d'enseignement, elle oeuvre avec deux sociétés d'édition. C’est au début de la décennie 1970 qu'elle débat sur la sexualité de la femme sous la houlette de Luce Irigaray, philosophe féministe. Dans les années 60, Antoinette Fouque suit les formations du fondateur du courant du lacanisme.